Karachi : Guaino au secours de Sarkozy
le 25 septembre 2011 à 16h11 , mis à jour le 25 septembre 2011 à 16h25
Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?
Réactions - Les appels à des "explications" du chef de l'Etat se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France 2 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi et que Thierry Gaubert "n'est plus dans l'entourage du président".
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Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, a dit samedi sur France 2 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi, affirmant que Nicolas Bazire n'a jamais été un "proche conseiller" du chef de l'Etat. © TF1/LCIL'affaire Karachi continuait de faire des vagues ce week-end, la femme de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie, ayant accusé publiquement samedi son mari d'avoir rapporté des valises d'argent de l'étranger dans les années 1990, en pleine enquête sur des financements politiques présumés occultes visant des proches de Nicolas Sarkozy et d'Edouard Balladur. La justice enquête sur des policiers, magistrats et avocats susceptibles d'avoir transmis des informations du dossier Karachi couvert par le secret de l'instruction. L'enquête vise aussi des tiers qui ont bénéficié de ces informations, parmi lesquels Brice Hortefeux. Des derniers développements visant plusieurs proches de Nicolas Sarkozy qui alimentent les réactions politiques.
Vidéo
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a affirmé samedi sur France 2 que le président de la République "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi. Nicolas Bazire "est un ami du président de la République, mais ce n'est pas son proche conseiller, il ne l'a jamais été" et Thierry "Gaubert n'est plus dans l'entourage du président", a-t-il dit (voir la vidéo > Karachi : Guaino vole au secours de Sarkozy).
Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a estimé dimanche sur Canal+ qu'il était "temps de tourner la page" de la "République délétère" du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Il faut que la justice soit indépendante dans la nomination des procureurs, dans le statut pénal du chef de l'Etat, mais il faut aussi arrêter les instructions individuelles ou de violer le secret de l'instruction comme vient de le faire M. Hortefeux", dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi, a-t-elle estimé (voir la vidéo > Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy).
Autre candidat à la primaire socialiste, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), estimait dimanche dans Le Parisien que "le chef de l'Etat doit s'expliquer" à propos de l'affaire Karachi. "A partir du moment où il y a un tel scandale qui touche ses plus proches, il doit prendre la parole pour dire la vérité aux Français", selon le sénateur du Tarn-et-Garonne.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé dimanche, alors qu'il était invité du "Forum" Radio J, que "le pouvoir donne des preuves que la justice peut faire son travail en toute indépendance" dans le cadre du volet financier de l'affaire Karachi.
La présidente du FN Marine Le Pen a souhaité dimanche, lors d'un déplacement à la braderie de son fief d'Hénin-Beaumont, que Nicolas Sarkozy "s'explique" auprès des Français sur l'affaire Karachi, selon elle "probablement la plus grave de la Ve République" et de nature à "faire sauter le pouvoir en place". Elle a accusé le chef de l'Etat d'être "au coeur de cette affaire".
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a réclamé dimanche la "levée totale du secret défense" dans l'affaire Karachi au nom des salariés français victimes de l'attentat commis il y a neuf ans, jugeant "insupportable" l'hypothèse d'une origine politique.


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