| Photo: Indycar Dan Wheldon au volant du prototype IndyCar 2012 à Indianapolis |
Le pilote britannique était en effet le pilote d'essais, engagé par Dallara, de ce prototype qui tourne depuis deux mois. Il travaillait de concert avec les ingénieurs italiens et américains et avait fait plusieurs voyages en Italie à l'usine Dallara.
La dernière séance d'essais du prototype avait eu lieu les 27, 28 et 29 septembre sur le circuit d'Indianapolis.
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| Photo: Indycar Les drapeaux en berne devant l'usine Dallara |
« Dan reste dans les mémoires de tout le monde chez Dallara, a expliqué le président de Dallara, Giampaolo Dallara. Tous les gens de Dallara ont été heureux de le rencontrer en Italie ou aux États-Unis. Nous allons honorer sa mémoire dans les années à venir en donnant son nom au châssis IndyCar Dallara en 2012. Il mérite cela. »
Dallara ne sait pas encore comment il intégrera le nom du pilote au code de la voiture, mais ce pourrait être DW001.
« 20 ans de retard sur la F1 »
Cette voiture ne fera pas disparaître tous les dangers. Car pour les pilotes de F1 David Coulthard et Mark Webber, c'est le pilotage en peloton serré à ces vitesses-là qui pose problème en IndyCar.
« Je lève mon chapeau à ces pilotes, a dit Coulthard dans sa chronique au journal britannique Daily Telegraph. Moi, je n'ai jamais envisagé de venir courir aux États-Unis, car ils ont 20 ans de retard sur la F1 en matière de sécurité.
« Rien ne justifie de rouler à 350 km/h, en peloton, sur des circuits ovales, explique-t-il. Vous n'avez pas besoin de cela pour intéresser le public. En F1, nous avons des circuits urbains bordés de mur, mais les vitesses sont beaucoup moins élevées. »
Pour Mark Webber, ces pelotons serrés sur ovale rendent l'exercice très périlleux.
« Ils doivent réfléchir au risque de rouler dans des monoplaces à roues découvertes, en peloton serré, lancées à 350 km/h sur petit ovale. Je n'ai jamais roulé sur ovale, mais de nombreux pilotes à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils aimeraient qu'on se penche sur la question. Je suis certain qu'ils vont tirer les leçons de ce qui s'est passé. »
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| Nelson Piquet à Indianapolis en 1992 |
« Je me souviens d'avoir regardé les essais des 500 milles (en 1992) alors que je partageais, avec des mécaniciens, un petit appartement en Angleterre.
« Nelson Piquet tentait de se qualifier, et il a eu son accident. Voir mon idole les jambes broyées, se souvient-il, ça a tué mon rêve en un instant. »
Alesi toujours partant
Le pilote français Jean Alesi ne remet pas en question son projet de participer aux 500 milles d'Indianapolis en 2012, malgré l'accident qui a endeuillé la course de Las Vegas.
Alesi avait rencontré Dan Wheldon chez le constructeur Dallara, et avait reçu les conseils du pilote IndyCar.
« Lors de ma récente séance de simulateur chez Dallara, j'ai fait la connaissance de Dan et c'est le premier pilote d'IndyCar avec qui j'ai eu réellement l'occasion de discuter, a dit Alesi sur son site officiel. Il a été le premier à me conseiller, à m'expliquer comment faire à tel et tel moment de la course et un des premiers à m'encourager. »


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